Rachat de crédits : regrouper vos prêts pour alléger vos mensualités
Le rachat de crédits (ou regroupement de crédits) réunit plusieurs prêts en un seul, avec une mensualité unique, réduite. C’est un outil pour retrouver de l’air dans son budget — à condition de bien en mesurer le coût. On vous explique le fonctionnement, l’intérêt réel et les pièges, puis vous comparez les offres de nos partenaires.
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. Toute offre est soumise à l’acceptation de l’organisme prêteur, après étude de votre solvabilité.
Qu’est-ce qu’un rachat de crédits ?
Un organisme rachète vos crédits en cours (prêt personnel, crédits conso, crédit renouvelable, parfois prêt immobilier) et les remplace par un seul nouveau prêt. Résultat : une mensualité unique, généralement plus faible, étalée sur une durée plus longue. On parle aussi de regroupement de crédits.
Comment ça fonctionne
- Vous regroupez plusieurs prêts (et éventuellement une petite trésorerie supplémentaire pour un nouveau projet).
- L’organisme solde vos crédits existants et met en place le nouveau prêt.
- Vous ne remboursez plus qu’une mensualité, à une seule date, auprès d’un seul interlocuteur.
Mensualité réduite, mais coût total à surveiller
C’est le point essentiel, et le plus souvent passé sous silence : réduire la mensualité passe presque toujours par un allongement de la durée. Or une durée plus longue augmente le coût total du crédit, même si le taux est correct.
La bonne décision se prend donc sur deux critères : la mensualité que vous pouvez tenir et le coût total de l’opération (TAEG, frais compris).
Les frais à intégrer
- Frais de dossier et éventuels frais de courtage.
- Indemnités de remboursement anticipé (IRA) sur les crédits soldés, selon les cas.
- Frais de garantie si l’opération inclut une part immobilière.
Tous ces frais doivent être intégrés au TAEG de la nouvelle offre : c’est lui qui permet une comparaison juste.
Rachat conso ou à dominante immobilière ?
Le régime applicable dépend de la composition de l’opération :
- Rachat de crédits conso — uniquement des crédits à la consommation : régime du crédit conso.
- Rachat à dominante immobilière — si la part des prêts immobiliers rachetés dépasse 60 % du total, l’ensemble relève du régime du crédit immobilier (règles et garanties spécifiques).
Pour qui, et quand ?
Le rachat de crédits est pertinent si vous cumulez plusieurs prêts et que la somme des mensualités pèse trop lourd sur votre budget : il rétablit une marge de manœuvre. Il s’anticipe : mieux vaut l’envisager tôt, avant les incidents de paiement.
Si votre situation est déjà très dégradée (impayés, surendettement), un rachat n’est pas toujours la solution et peut alourdir le coût. Vous pouvez alors saisir gratuitement la commission de surendettement (Banque de France), dont c’est précisément le rôle.
Comment comparer
Comparez plusieurs propositions sur une base identique : nouvelle mensualité, durée, TAEG et coût total (frais inclus). Choisissez la mensualité la plus basse qui reste compatible avec un coût total raisonnable, plutôt que la mensualité la plus faible dans l’absolu.
Comparez votre rachat de crédits
Une demande, plusieurs offres de nos partenaires, gratuitement.
Faire ma demandeRachat de crédits : questions fréquentes
Les points qui reviennent le plus souvent.
Le rachat fait-il payer moins cher ?
Non : il réduit la mensualité, mais en allongeant la durée, il augmente le plus souvent le coût total. C’est un outil de budget, pas d’économie globale.
Quels crédits peut-on regrouper ?
Prêt personnel, crédits conso, crédit renouvelable, parfois un prêt immobilier. On peut aussi inclure une petite trésorerie.
Quelle différence entre rachat conso et immobilier ?
Si la part immobilière dépasse 60 % du total racheté, l’opération relève du régime du crédit immobilier. Sinon, du régime conso.
Quels frais prévoir ?
Frais de dossier, éventuel courtage, indemnités de remboursement anticipé, et frais de garantie si part immobilière. Tout doit figurer dans le TAEG.
Est-ce une solution au surendettement ?
Pas toujours. Si la situation est très dégradée, la commission de surendettement (Banque de France) est gratuite et adaptée. Le rachat s’anticipe, avant les impayés.
Comment bien comparer ?
Sur la nouvelle mensualité, la durée et surtout le coût total (TAEG, frais inclus). Visez la mensualité tenable au meilleur coût global.